Vous souhaitez renforcer le lien avec votre chien à travers un sport canin qui allie éducation et dépense physique ? Découvrez ici tous les aspects de l'agility canine : les bienfaits pour votre chien, la méthode de pratique afin de bien comprendre cette discipline.
Qu'est-ce que l'agility pour chien ?
L'agility est un sport canin aux multiples facettes. Il s'agit d'une discipline très complète qui allie dépense physique, éducation et surtout une grande interaction entre le maître et son chien. Le maître guide son animal tout au long d'un parcours d'agility au cours duquel le chien doit franchir différents types d'obstacles comme des haies, des balançoires, des tunnels, des slaloms...
Ce sport peut se pratiquer en loisir et également en compétition. En concours, l'épreuve consiste à franchir des obstacles variés, sans erreurs et en un minimum de temps pour ne pas avoir de pénalités. Le chien doit faire preuve d'agilité, de concentration et de rapidité pour être compétitif.
Quels sont les bienfaits de l'agility sur votre animal ?
L'agility est un bon moyen pour le chien de se dépenser et de répondre à ses besoins d'activité physique. La dépense a lieu tant sur le plan physique que mental. C'est un sport très stimulant qui permet à votre petit compagnon de garder la forme : il se muscle et améliore sa condition physique grâce à la pluralité des exercices proposés.
En plus d'être physiquement stimulante, la pratique de cette discipline canine l'éveille mentalement : votre chien s'amuse, se divertit, interagit et améliore sa capacité de concentration. L'animal apprend à écouter, à communiquer avec son propriétaire et à être concentré sur les ordres qui lui sont donnés. Il s'agit donc d'un moyen efficace d'affiner son éducation. Cette activité régulière instaure un lien fort entre le maître et son chien qui installent des codes de communication entre eux et partagent ce moment.
Un autre point fort de l'agility canine est que cela peut permettre de sociabiliser votre chien et de l'habituer aux autres.
Points de vigilance
L'agility canine, comme d'autres types d'activités, peut présenter des risques pour sa santé s'il n'est pas pratiqué dans de bonnes conditions :
- Le surpoids : S'il est en surcharge pondérale, il est impératif d'adapter la discipline ou de faire maigrir un chien en surpoids. L'obésité ne se contente pas d'alourdir le chien : elle crée un état inflammatoire qui fragilise les tissus et impose une pression énorme sur les ligaments croisés et les vertèbres, notamment lors des réceptions de sauts.
- Les pathologies existantes : Si votre chien souffre déjà d'un début d'arthrose, certains obstacles sont à bannir, comme les sauts, la bascule ou encore la palissade (toit en A), dont l'inclinaison sollicite violemment les articulations.
- Les accidents : Des chutes et chocs peuvent survenir, entraînant des blessures plus ou moins graves. Dans ce cas, une consultation vétérinaire est nécessaire pour évaluer les lésions et soigner au mieux votre compagnon.
- La préparation physique : Une mauvaise préparation, liée à un entraînement insuffisant ou au contraire trop intensif, peut blesser votre chien si ses limites physiques n'ont pas été reconnues par le maître.
Pour maintenir un chien en bonne santé, il est important de le connaitre afin de déceler ses limites et tenir une ligne de conduite précise, propre à lui et à ses besoins physiologiques.
Comment pratiquer l'agility avec son chien ?
La pratique de l'agility demande de l'espace et un terrain adapté. Souvent pratiqué sur l'herbe, ce sport exige un sol souple et homogène pour la bonne santé de votre compagnon. Ses articulations sont particulièrement sollicitées et un sol dur et bosselé favorise les chocs et l'apparition de troubles articulaires. L'entrainement sur un sol en sable trop profond n'est pas conseillé car il peut favoriser l'apparition de tendinite. Le sol idéal est un sol souple mais portant.
Vous pouvez exercer chez vous dans un jardin, à condition d'avoir le matériel adéquat à disposition. Vous pouvez acheter un kit d'obstacles d'agility, qui vous sera très utile si vous souhaitez en faire chez vous. Néanmoins, si vous ne disposez pas d'équipement spécifique ou d'espace d'entrainement, vous pouvez vous rendre dans un club d'agility proche de chez vous pour apprendre auprès d'un professionnel qualifié.
L'entrainement dans un club d'agility est une excellente solution qui comble le besoin de contact de votre chien, en lui permettant de voir et de se sociabiliser avec d'autres animaux. L'autre point fort est que cela permet de bénéficier de conseils de personnes qualifiées, qui vous apprendront les bases en équipe. L'erreur courante est de s'isoler et de vouloir apprendre de son coté.
Quel chien choisir pour pratiquer l'agility ?
Bien qu'il s'agisse d'un sport destiné à n'importe quelle race et taille de chien, il convient cependant de choisir une race adaptée à l'intensité et à la pratique d'activité que vous voulez avoir ou d'adapter sa pratique à son chien.
Si vous avez des envies de compétition et de performance, certaines races sont néanmoins à privilégier. Reconnus pour pour leur agilité, leur rapidité et leur capacités de concentration, le Border Collie, le Berger Shetland, le Malinois ou encore le Caniche sont des chiens qui regroupent des qualités essentielles pour être d'excellents compétiteurs.
À quel âge commencer l'agility ?
Dès l'âge du chiot, votre animal peut faire de l'agility en adoptant un travail dit "de plat". En effet, jusqu'à ses 12 mois, votre chien est en phase de croissance et ses cartilages ne sont pas encore soudés. C'est pourquoi faire sauter un chiot et lui faire monter des obstacles à zones de types balançoire, passerelle, est strictement déconseillé. Le travail "de plat" comprend :
- L'apprentissage de l'écoute, la création d'une connexion bilatérale : suivi de la main du maître, rappel...
- La conscience du corps : marcher sur des surfaces instables, passer dans des tunnels souples, apprendre à reculer...
- La direction : apprendre le "gauche" et le "droite" en courant autour d'un simple piquet au sol...
A partir de 12 mois
A partir de 12 mois, les articulations commencent à se solidifier pour la plupart des chiens de petites et moyennes tailles. De la commence l'introduction progressive des sauts, puis des slaloms en douceur et des zones. Le slalom est un obstacle très contraignant pour la colonne vertébrale.
Il est important de souligner qu'il n'est pas recommandé d'effectuer des slaloms serrés, à haute vitesse, avant la fin de la croissance.
Concernant les zones, elles correspondent à des endroits de couleur que le chien doit toucher, situées sur la passerelle ou la palissade. Cependant pour les grandes races (catégorie L et certains I comme le Border Collie de grand gabarit ou le Malinois), la maturité squelettique complète peut aller jusqu'à 18 voire 24 mois.
Après 18 mois
Enfin après 18 mois, une fois la croissance terminée, votre chien peut pratiquer l'agility de manière complète. Il peut alors :
- Sauter à sa hauteur de catégorie officielle (à retrouver dans le règlement).
- Enchaîner des parcours complets avec rapidité.
- Travailler les obstacles de force (la palissade en "A").
Attention, la pratique complète de ce sport n'est pas recommandée pour tous les chiens. Si votre chien est atteint d'un quelconque trouble nuisant à sa santé générale, demandez l'avis de votre vétérinaire. Il vous aidera à définir comment réaliser cette activité sportive, sans nuire à votre compagnon.
Les profils d'obstacles à retrouver en agility canine
Le parcours d'agility est constitué de différents profils d'obstacles qui devront être franchis durant la course.
Les sauts
La haie est un classique en agility, elle correspond à une barre posée sur des taquets.
Le pneu est un obstacle où le chien doit sauter à l'intérieur d'un cercle suspendu. Pour des raisons de sécurité, les pneus modernes se séparent en deux si le chien percute le cadre.
Le saut en longueur est composé de 2 à 4 éléments bas et larges posés au sol, le chien doit franchir l'ensemble sans toucher aucun élément.
Le mur est un obstacle plein avec des éléments amovibles sur le dessus qui tombent en cas de contact.
Les obstacles de direction et de souplesse
Le slalom est un exercice long à apprendre. Il s'agit d'une suite de 12 piquets verticaux. Le chien doit toujours entrer avec le premier piquet à sa gauche et serpenter sans en oublier un seul.
Le tunnel est un tube de 3 à 6 mètres de long dans lequel le chien s'engouffre.
Les obstacles à zone
La passerelle est un test d'équilibre sur une longue planche étroite surélevée.
La palissade ou "toit en A" : Le chien doit grimper puis descendre sur deux pans inclinés formant un triangle et doit toucher une zone de réception.
La balançoire est un obstacle délicat sur lequel le chien doit monter, faire basculer la planche avec son poids, attendre qu'elle touche le sol, puis descendre.
Les obstacles de précision
La table permet au chien de monter dessus et de marquer un temps d'arrêt de 5 secondes. Il s'agit d'un dispositif qui disparait petit à petit car il vient casser le rythme de la course mais aussi parce que l'arrêt brutal après un sprint est traumatisant pour les articulations froides (micro-chocs lors de la remontée en pression).
Le saviez vous ? La hauteur des obstacles est adaptée à la taille du chien.
S (Small - petit chien) : moins de 35 cm au garrot.
M (Medium - chien moyen) : de 35 cm à moins de 43 cm.
I (Intermediate - grand chien) : de 43 à moins de 48cm.
L (Large - très grand chien) : de 48cm à plus.
L'agility en compétition
Premièrement, pour que votre chien puisse participer à un concours d'agility, il doit faire preuve d'une certaine obéissance afin d'enchainer un parcours d'obstacles imposé et dans un ordre précis. Le chien doit pouvoir évoluer librement, sans laisse, uniquement guidé par son maître grâce à la voix et à des gestes précis.
Un règlement encadre la pratique et oblige la prise d'une licence ainsi que l'obtention d'une certification pour que le binôme évolue en compétition.
Les participants sont catégorisés en fonction de la taille, de l'âge mais aussi du niveau d'expérience du chien. Toutes les races sont autorisées à participer et trouveront leur place parmi les 4 catégories mentionnées ci-dessus (S, M, I, L).
Les juges effectuent le classement des épreuves en regardant deux indicateurs : le temps et les pénalités. L'objectif est d'effectuer un parcours rapide tout en faisant preuve de précision pour ne pas faire de faute et entraîner une pénalité. La performance est une question d'équilibre.
Ce qu'il faut retenir
L'agility est un sport qui est source de lien avec votre animal, il améliore vos rapports et est même support d'éducation pour lui. En exerçant cette activité, votre chien peut couvrir ses dépenses énergétiques physiques et mentales qui sont indispensables à son bien-être.
Si vous souhaitez débuter l'agility avec votre toutou, adressez-vous à un professionnel canin qui vous aidera à exercer correctement.